Harcèlement

Voici une préoccupation centrale de tout milieu de travail et qui demande certainement toute l’attention du SERUM. Alors que déjà à l’automne 2011 le SERUM tenait une campagne d’information: Harcèlement psychologique: plus jamais!  le BIMH publiait par la suite en 2013 son rapport où on soulignait le risque particulier des employés de la recherche de vivre des situations de harcèlement et d’abus dus à leur précarité d’emploi. Le contexte entourant le renouvellement de leur contrat peut mener à du chantage et de l’intimidation. Il devient très difficile pour ces employés de dénoncer les situations vexatoires ou abusives par crainte de représailles ou même parfois par peur de perdre leu emploi. Conséquemment, le SERUM a convié dès 2015 le BIMH à offrir sa formation sur le civisme au travail. 

Aujourd’hui encore, alors que la campagne “Sans oui c’est non!” marque tout le Québec, cette réalité est plus que jamais d’actualité et le SERUM, par le biais de son comité SST, y consacre une attention toute particulière.

À savoir

Au Québec, la loi sur les normes du travail stipule qu’il est de la responsabilité de l’employeur (UdeM dans notre cas) de prévenir le harcèlement et de prendre les moyens raisonnables pour y mettre fin si cela se produit dans le milieu de travail.

Pour déterminer si l’on est en présence de harcèlement psychologique, les points suivants doivent être réunis:

conduite vexatoire, caractère répétitif, paroles, gestes ou comportements non désirés ou hostiles, atteinte à la dignité ou à l’intégrité, milieu de travail rendu néfaste.

Si vous croyez être victime de harcèlement, contactez votre syndicat (sst@serum-afpc.org). Nous saurons vous diriger vers les bonnes ressources en fonction de vos besoins. Il ne faut pas attendre que la situation dégénère avant de demander de l’aide. Toutes les informations que nous recevons sont confidentielles et le SERUM n’intervient d’aucune façon sans votre accord.

Le Bureau d’intervention en matière de harcèlement (BIMH) est aussi présent sur le campus de l’Université de Montréal. Il s’agit d’un organisme complètement indépendant de l’université.

514-343-7020
harcelement@umontreal.ca
http://www.harcelement.umontreal.ca/

Tout processus entrepris est strictement confidentiel.

“Le Bureau d’intervention en matière de harcèlement (BIMH) de l’Université de Montréal est au service de tous les membres de la communauté universitaire. Son rôle est de prévenir et d’intervenir. Vous pouvez y faire appel en toute confiance et confidentialité.”

Le BIMH offre plusieurs services visant la formation, la sensibilisation et le traitement des situations potentiellement liées au harcèlement. Plus spécifiquement;

      • procurer de l’information et des conseils confidentiels aux personnes qui considèrent vivre du harcèlement dans le contexte de leurs études ou de leur travail à l’Université, de même qu’aux gestionnaires informés d’une situation de harcèlement dans leur unité;
      • avec l’accord des personnes qui s’adressent au BIMH, faire des démarches auprès des personnes concernées afin de trouver une entente acceptable et intervenir dans leur milieu (médiation, rencontre, formation, intervention de crise);
      • acheminer des plaintes formelles;
      • organiser et participer à des activités d’information, des séances de formation et de sensibilisation

Pour plus d’informations, allez visiter le site !

C’est le 1er août 2019 qu’entrait en vigueur à l’Université de Montréal la « politique visant à prévenir et à combattre les inconduites et les violences à caractère sexuel » (insérer un lien vers cette politique). Cette politique interdit toute relation intime, amoureuse ou sexuelle entre les étudiant-e-s et les personnes en position d’autorité. Cette règle s’applique tant aux relations stables qu’aux relations épisodiques. L’interdiction prévaut aussi hors des heures et des lieux d’études et de travail.

Suis-je en position d’autorité vis-à-vis d’un ou d’une étudiante ?

    • Bien sûr, les professeurs et les chargés de cours exercent une autorité sur leurs étudiantes et leurs étudiants. Mais saviez-vous que vous-mêmes, en tant qu’employés-e-s de la recherche, pouviez également être en position d’autorité ? Si vous exercez, dans le cadre de vos fonctions, une influence sur le cheminement universitaire d’une étudiante ou d’un étudiant, vous êtes en position d’autorité.

Par exemple :

      • Superviser, même de manière déléguée, un stage, un essai, un mémoire ou une thèse d’étudiant-e-s
      • Conseiller un professeur dans sa supervision ou dans son évaluation de travaux étudiants
      • Conseiller un professeur dans son choix de stagiaires à superviser

Que faire si la relation intime existait avant la relation d’autorité ? Que faire si cette relation est terminée au moment où je me retrouve en position d’autorité ?

Dans les deux cas, vous devez la déclarer à votre supérieur immédiat, au doyen ou au directeur du département afin que ce dernier mette fin à votre relation d’autorité avec l’étudiante ou l’étudiant.

 

Et si l’étudiant-e consent ?

Même si lui ou elle donne son consentement, aucun consentement n’est réputé être libre dans le cadre d’une relation d’autorité. Autrement dit, ce consentement est invalide, inexistant.

 

Quelles sont les sanctions ?

Les sanctions vont de la réprimande au congédiement en passant par la suspension. En cas de récidives, les sanctions sont plus sévères.

 

La politique protège-t-elle la personne plaignante des représailles ?

La personne présumée à l’origine de la plainte ne doit subir aucunes représailles ni aucune menace de représailles. Aucunes représailles ne doivent être exercées à l’endroit d’une personne qui aurait participé au processus de traitement d’un signalement ou d’une plainte formelle. La personne qui contrevient à cette règle s’expose à des mesures disciplinaires de la part de l’Université.Par 

 

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